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Guide · écologie

Coller ses étiquettes sans colle chimique

Le lait, la farine et le blanc d’œuf collent le papier sur le verre depuis bien plus longtemps que l’autocollant. Ces colles se préparent en cinq minutes, ne coûtent rien et se retirent à l’eau tiède — exactement ce qu’on attend d’un pot qu’on remplit chaque année.

Pourquoi se passer de l’autocollant

Une planche d’étiquettes autocollantes, c’est du papier posé sur un support siliconé que l’on jette entier : ce support n’est ni recyclable ni compostable. La colle acrylique, elle, laisse sur le verre un résidu qu’il faut frotter à l’huile ou au solvant.

Une colle alimentaire fait l’inverse : elle tient le temps qu’il faut, part à l’eau tiède en quelques minutes, et le papier détrempé finit au compost. Sur un bocal que vous rouvrez chaque saison, c’est la différence entre un pot propre et un pot qu’on finit par renoncer à décoller.

Le lait, la méthode la plus simple

C’est la colle des confituriers, et elle ne demande aucune préparation. Le lait contient de la caséine, une protéine qui durcit en séchant et adhère très bien au verre.

Passez un pinceau imbibé de lait au dos de l’étiquette — ou trempez-la brièvement — posez-la sur un bocal sec et lissez du centre vers les bords. Le lait entier tient un peu mieux que l’écrémé, sa matière grasse assouplissant le film en séchant. Comptez une heure de séchage.

Sa limite : la tenue reste légère. Sur un pot qui va passer des mois au réfrigérateur, dans l’humidité et la condensation, préférez une colle de farine.

La colle de farine, pour une tenue durable

C’est la colle de nos grands-mères et celle des afficheurs : de la farine, de l’eau, et rien d’autre. Elle tient nettement mieux que le lait tout en restant entièrement soluble à l’eau chaude.

  • Délayez 1 volume de farine dans 3 volumes d’eau froide, sans grumeaux.
  • Chauffez à feu doux en remuant, jusqu’à la texture d’une crème épaisse.
  • Laissez refroidir complètement : elle épaissit encore en tiédissant.
  • Une cuillère de vinaigre blanc ou une pincée de sel retarde la moisissure.
  • Conservez-la une semaine au réfrigérateur, dans un pot fermé.

Deux variantes utiles

L’empois de fécule — Maïzena ou fécule de pomme de terre — se prépare pareil, une cuillère à soupe pour 100 ml d’eau, mais sèche translucide et ne jaunit pas avec le temps. C’est celle à choisir sur un papier clair, ou sur une étiquette que vous voulez garder nette plusieurs années.

Le blanc d’œuf, légèrement battu et appliqué au pinceau, colle plus fort que le lait et sèche parfaitement transparent. Il ne se conserve pas : préparez-en pour la séance en cours.

Aucune des trois ne convient à un contenant qui passera au lave-vaisselle ou qui séjournera dehors. Pour ces cas-là, l’autocollant reste la seule réponse.

Imprimer d’abord, encoller ensuite — jamais l’inverse

Une colle à l’eau et une encre jet d’encre ne font pas bon ménage : cette encre n’est pas waterproof et bave au premier contact humide. Encollez toujours le dos de l’étiquette ou le bocal, jamais la face imprimée, et laissez l’impression sécher quelques minutes avant de manipuler la feuille.

Si vous imprimez au laser, le problème ne se pose pas : le toner est cuit sur le papier et ne craint pas l’eau. C’est aussi pour cela qu’une étiquette laser supporte mieux un pot qui transpire.

Éviter que le papier gondole

Le papier boit la colle, gonfle, puis se rétracte en séchant : c’est ce qui plisse une étiquette pourtant bien posée. Cinq gestes suffisent à l’éviter.

  • Étalez une couche fine et régulière — l’excès de colle est la première cause.
  • Choisissez un papier un peu épais, à partir de 100 g, qui se déforme moins.
  • Lissez du centre vers les bords avec un chiffon sec, pour chasser l’air.
  • Laissez sécher à plat, l’étiquette maintenue sous une légère pression.
  • Collez sur un bocal froid et sec : sur du verre tiède, la condensation se forme sous le papier et le fait cloquer.

Décoller sans effort pour réutiliser le pot

C’est tout l’intérêt de la méthode. Immergez le bocal quinze à vingt minutes dans de l’eau chaude additionnée d’une cuillère de bicarbonate de soude : l’étiquette se soulève seule et se retire d’un geste, sans grattage.

S’il reste un voile de colle, une éponge et de l’eau chaude en viennent à bout. Sur un résidu ancien et gras, frottez à l’huile de tournesol puis dégraissez au liquide vaisselle.

Le papier décollé va au compost, le bocal repart pour un tour.

Le papier qui va avec

Une colle à l’eau a besoin d’un papier qui l’absorbe. Le papier ordinaire non couché, le papier recyclé et le kraft conviennent tous. Le papier brillant ou couché, lui, la repousse : la colle glisse en surface et l’étiquette se décolle aux angles en séchant.

C’est le même papier ordinaire 80 g dont parle notre guide de l’impression sur A4 : inutile d’acheter quoi que ce soit de particulier.

Mis à jour le 2026-08-21

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